souvienstoi

Chapitre 5

Chapitre 5              

Arriver a destination, mon sac a dos sur l'épaule, mon précieux papier dans la poche droite de mon blue-jean usé. Il fait chaud. J'avais presque oublié la sensation de l'air torride de Casablanca venant caresser mon visage. Un taxi bien vite appelé.


Une adresse. Ou vais-je allé. Je n'avais pas pensé a ce détail. Ici, je ne connais plus personne. Tout mes anciens amis sont partis faire leurs interminables études a l'étranger. Tous sauf peut être un .
Illumination.


Je demandais au chauffeur de taxi de me déposer au Maarif , le tout dans un arabe des plus approximatif. Celui-ci roule, vitres baissés . Je le sens , mon Maroc , ces rues , sont odeur de miel et de cannelle , ces cafés d'où s'échappent des musiques orientales , ses panneaux publicitaires aux milles couleurs , ces femmes voilées , ses enfants jouant aux foot dans les rues . Ce pays que j'ai quitter il y a trois ans déjà .

La maison n'a rien perdue de son charme , perché au dessus d'un magasin de chaussures a talons , au beau milieu du Maarif , ce quartier commerçant , fait de boutiques , de restaurants , de vendeurs ambulants . Je sonne a la porte, personne. Je décide alors de m'assoir sur le pallier, attendent le retour de mon mystérieux ami. Une clope au bec, j'observe les passants. La plupart des femmes sont vêtue de pantalons moulant et de décolleter plongeant.

D'autres, plus traditionnelles, se baladent en djellaba. Des hommes assis a la terrasses de café observent avec envie le déhanché des femmes « modernes ». Un petit garçon au visage balafré me demande un peu de monnaie, n'ayant plus rien, je lui propose une cigarette. L'enfant accepte, joyeux, puis s'enfuis rejoindre ses ami. Un homme a l'allure délabré et a la démarche gauche passe devant moi, il me siffle, puis, devant mon air grave, passe son chemin pour disparaitre dans une foule. Un jeune homme, d'environ 25 ans, les cheveux bouclé, coiffé en arrière, le sourire éclatant, le teint bronzé, vêtue d'un t-shirt moulant laissant deviner une impressionnante musculature, cris mon nom. Je me lève puis m'avance vers lui.


- C'est bien toi ? qu'est ce que tu fous la ?!


- Oh... Mehdi.


L'émotion est trop forte. Mon ami de toujours, face a moi, dans le pays de mon enfance. Je me sens revenir quelques 4 ans en arrière. Je me jette dans ses bras, les yeux humides.


« tu m'as tellement manqué... »

Vos commentaires

1 Le Jeudi 13 Mars 2008 à 00:05 GMT+2, par Bidule

la truie d'ta race la suiiiiiiiite!

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