Chapitre 3
« Vous vous êtes évanouie mademoiselle. Ne parvenant pas a vous réveiller, le responsable du bar dans lequel l'accident c'est produit, a décidé de nous contacter. »
D'une voix fatiguée, je l'interroge sur la durée de ma perte de connaissance.
« Une heure environ. L'alcool n'a rien arrangé. Pendent votre malaise, vous ne cessiez de marmonner un prénom... Amiel je crois. »
Amiel... L'invitation. Le mariage. Tout est clair maintenant. Il faut que je me lève ... Mes paupières sont trop lourde et une atroce migraine me dévore le crane. Le sommeil m'engouffre dans son monde sans frontières.
Tout abandonner, comme ça, d'un cou. Partir, sans se retournée, disparaitre du présent pour tenté de renaitre au passé. Que vont-ils en pensaient ? Je m'en fou maintenant. Les cours, je les rattraperai. Le vent du sud m'enveloppe en quête de ces temps antérieurs. De ce monde paradoxal dans lequel j'ai grandis. Une promesse que je tiendrais. Même si ce combat est perdu d'avance. Confusion incertaine. Une volonté presque inutile. Quand on a plus rien a perdre. A quoi bon stagné dans cette univers ou je ne me plais pas. La vie est trop courte pour être perdue a rêver d'une existence qui ne verra pas le jour. Nous sommes maitres de notre destin.
Elle est assise seule. La tète posée contre la vitre, l'aire mélancolique, elle regarde défiler sous ses yeux, champs forets et montagne... Pour seule bagage, un petit papier ornée de roses et d'oiseaux, son passeport, ainsi qu'un peu d'argent.
Elle vole vers la fin d'un souvenir. L'un de ceux que l'on a tendance a un peu trop oublier ,qui reste gravé au fond de la mémoire , que l'on aime raconter quelques vingt ans plus tard ,par une nuit d'hiver, bien au chaud chez sois , prés d'un feu de cheminé , en compagnie d'un bon ami.
Un souvenir qu'elle tente de fuir encore une fois.
Un souvenir mêlé de regrets, de mots endormis, de mensonges...
Cette jeune femme fuyant ce passé n'ayant eu le temps de se consumé, n'a plus grande ressemblance avec celle que j'étais hier.
Je serre entre mes mains le bout de papier abimé.
Je ne suis plus qu'une épave perdu au milieu d'un océan de regrets, une poupée de chiffon, le pale clone de celle que j'avait été. Mon cœur est gros, lourd de sentiments incertains.
Il n'ya qu'une seul personne qui puisse remédiez a cela.
Mais il n'est plus la. C'est trop tard maintenant.
Ce souvient-il de moi ? Des promesses que nous nous étions faites. De ses rêves construis a deux. A il réalisé ses souhaits ? Est-il devenu celui qu'il rêvait d'être ? Cet artiste reconnut de tous. Cache-il encore ses idées noires sous de grands sourires ? Se souvient-il du soleil, des plages, des baisés, de la mer d'azure, d'un été éclatant, de ce feu que l'on pensait eternel ? Ce souvient-il de ce veux formulé autrefois ?
Ce veux d'amour.
Ce veux prononcer il y a quelques années de cela, par une triste journée d'hiver.
Par souvienstoi, Vendredi 29 Fevrier 2008 à 15:44 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)





