souvienstoi

chapitre 2

Chapitre 2

Je me souviens ... Je venais tout juste d'avoir 16 ans. Age de l'insouciance, du rêve et de la soif d'interdit. C'était l'hiver à Casablanca.


J'habitais dans une jolie petite maison coincé dans une rue tortueuse de la ville, en compagnie de mon beau-père, de ma mère, et de mon demi-frère. Ma vie était faite de joies, de peines d'amours, d'amitié et de gourmandises. Rien de bien extraordinaire pour une jeune fille de mon âge. Mon petit ami de l'époque était le fils d'un riche directeur de société, chose qui faisait le bonheur de ma mère dont le passe temps favori louer ses innombrables qualités. Il me semble même que l'amour qu'elle lui portait était bien plus fort que le vague sentiment d'attachement que j'éprouvais a son égard. Celui-ci avait pour ambition de devenir surfeur professionnel. Bien souvent, j'allais assister a ses entrainement, au petit matin, sur les plages de Dar el Beida.


Je me souviens de ce jour de février, au tout début des vacances. Il pleuvait. Je m'étais levé aux aurores afin de rendre visite à mon ami, avant que celui-ci ne parte dans le nord pour une compétition. Je lui avais préparé un petit déjeuné que je comptais lui apporter au lit. C'est les yeux qui brillent et le sourire aux lèvres que je sortis de chez moi, par ce matin pluvieux. J'espérais de tout cœur que ma surprise allait lui plaire. Je l'admirais tellement, avec son air sure de lui, et son regard de braise. Apres avoir traversé la ville dans un petit taxi, je me dépêché de tapé a sa porte. Une femme de ménage vint m'ouvrir, l'air exténué. Je lui lançai un radieux « salam alikoum » . Je tentais d'ouvrir la porte de la chambre de mon petit ami, en vain. Elle était verrouillée. Cela ne correspondais pas a ses habitudes ... Perplexe, je tapais trois cou sur le bois de l'entrée. Quel ne fut pas mon étonnement lorsqu'une jolie blonde en serviette de bain apparut au seuil de la porte. Tout s'enchaina a une vitesse folle a partir de se moment la. Des hurlements hystériques, des larmes, des explications douteuses, des gifles. Un vrai carnage. La scène était assez comique. Le pauvre garçon, s'était retrouvé en tenue d'Adam, le visage bouffis de douleur, largué par ses deux petites amies, lui qui était si fière et orgueilleux. Il s'agissait de ma première rupture. Ma petite personne avait été froissée par cette trahison. Je me souviens avoir passé plusieurs jours enfermé dans ma chambre, a pleurer mon sort.


Ma chambre, mon monde. Une pièce qui vivait des mes émotions, qui pendant 18 ans avait partageait mes joies, mes peines, mes colères ... Un refuge pour un esprit en quête de rêve. L'endroit parafait pour s'envolé, écrire, lire, écouter de la musique, s'évader . Une ile perdue en ce monde qui ne semblait pas me comprendre.
On y entrait par une grande porte d'ébène aux gravures psychédéliques.
Les murs y étaient crèmes et le plafond violine.
C'est une grande pièce, ornée d'une fenêtre qui donne sur un petit balcon ou habitent plantes et fleurs.
Un grand lit défait, parsemé de nombreux cahiers de cours au milieu de la pièce.
Sur le bureau , d'acajou cette fois , coincé dans un coin de mures , papiers , stylos , gommes , dessins , brouillons , contrôles , livres , emballages de diverses friandises , cahiers , compas , règle , crayons de couleurs , crayons a papier , personnages de porcelaines , photos , feutres , lampe de chevet , magazines , se mêlaient dans un fabuleux désordre .


Sur les murs, de grandes affiches de mes idoles ; Pink Floyd , Led Zeppelin , Jimmy Hendrix , The Doors , ces stars mystiques , des années 70's .
A gauche de mon lit, un meuble de bois ou étaient posés ordinateurs et chaine hi-fi.
Près de la fenêtre, Une grande bibliothèque garnis de plusieurs dizaines de livres ! de Shakespeare a Amélie Nothomb , en passant par Hugo , Stephan King ou encore Didier Van Cauwelaert ...


Tout les jours qui suivirent ma rupture, mon ami Mehdi venait me rendre visite .Mon frère de cœur, avec qui je partageais tout depuis ma plus tendre enfance. Il venait s'assoir près de moi, sur mon lit, et m'écouter des heures durant. Il était si gentil.


Je me souviens de ce jour. Il était allongé prés de moi et me narré la façon dont il s'était débarrassé d'une de ses nombreuse conquête, lorsque son téléphone portable se mis a sonné. Une de ses nombreuses admiratrices sans doute. J'avais visé juste. Celle-ci s'appelait Karima et Organisait une soirée chez elle. Soirée a laquelle je fus obligée d'assister âpres les implorations larmoyante de mon ami Mehdi.


C'est a cette fête que je t'ai rencontré. Je ne connaissais personne et bien vite, Mehdi m'avais abandonné pour allé bécoter une petite rousse au décolleter plongeant. Je m'étais assis sur un canapé, près du buffet, un verre de coca a la main. C'est a ce moment la que je t'ai vu pour la première fois, main dans la main avec la fille qui organisait la soirée, assis près du feu, a vous dévorer des yeux. Tu semblais si différant avec ton pantalon usé et ton vieux t-shirt .Tes longs cheveux bouclés te tombait sauvagement au bas de ton cou. tu t'étais approché du visage de ton amie, comme pour l'embrassé lorsque celle-ci se leva brusquement


« Amiel non, tu sais bien que je tiens à ce qu'on reste meilleurs amis. »

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