souvienstoi

Chapitre 1

Chapitre 1


 « Je pensais que nous deux c'était différent ... ».

Pas de réponses. Je le dévisage. Son air suppliant et ses yeux plein de larme me laisse de marbre. Je me retourne, marche quelques mètres avant de lui jeter un dernier regard en guise d'adieu. Un de plus ou de moins, ne changerais pas grand-chose a mon quotidien. Cet aspect larmoyant que l'on associe bien souvent a l'amour, ce masochisme romantique, ne m'intéresse pas. Les passions violentes, aux ruptures faites de longues tirades insensées ne sont pour moi que de simples banalités du quotidien. La vie n'est en faite qu'une pale copie de ces miteux feuilletons interminables fait de je t'aime, d'infidélité et de tragiques ruptures...
J'arrive devant chez moi , pousse l'énorme portail de cuivre qui orne la porte de la résidence , salut d'un vague signe de la main un voisin a l'air grognon , sors de ma poche un trousseau de clé , introduis délicatement la plus petite de toutes dans la serrure de mon trois-pièces pour enfin faire glisser la porte d'entrée en tentant tant bien que mal d'éviter de la faire grincer . Exténuée, je m'effondre sur mon lit, sans prendre le temps de changer les draps marqués par l'action de corps voyageurs en un univers utopique, le temps d'une nuit charnelle. Sur le sol de la chambre , se rencontrent cannetes de bières , restes d'une pizza commandé quelques jours plus tôt , feuilles de papiers garnies de diverses écrits , petites culottes et dvd .Un vrai champs de batailles dignes des superbes caricatures illustrant l'état de non-existences des 18/25 ans que l'on trouve souvent dans ces reportages a l'allure pseudo-sociologique diffusé sur France 3. Il est bien loin le temps des rêves et de l'insouciance, l'époque de cette jeunesse dorée à la frontière de l'orient et l'occident ; Casablanca. Mes paupières sont closes, je m'évade. Un rêve, ce pays qui me manque tant, cette terre d'exil qui a fait de moi celle que je suis aujourd'hui. Un soleil rayonnant sur la mer azure des plages marocaines, les douces notes d'un luth ... Me voila assoupie.


23 heures, Bar de la Bascule. Je suis seule face a ma choppe de bières. La quatrième de la soirée. En fond musicale, Hôtel california des Eagles. Je me laisse bercer avec mélancolie par les accords envoutant de la chanson. Cela fait un peu plus de deux semaines que je ne vais plus en cours. Etudiante en Cinéma a la faculté de lettre de Montpellier, dans l'espoir de pouvoir intégré un jour la FEMIS, afin de réalisé mon rêve d'enfant ; devenir réalisatrice. Pourtant, depuis quelques temps déjà, l'espoir et le rêve se sont échappés de mon vocabulaire. La vie n'est qu'ennuie et monotonie. Je ne suis rien, une épave oublié par le temps, prisonnière d'un passé qui ne cesse de renaitre au présent. Une larme coule sur ma joue. Je l'essuie du coin de ma manche. Je me sens seule, au milieu de toutes ces personnes aux rires euphoriques, prit dans l'allégresse de l'ivresse.
Un homme à l'allure singulière entre dans le bar. Vêtue d'un long manteau noir, les cheveux en batail, la tète baissé, les yeux cerné. D'un rapide coup d'œil, il enveloppe la salle en quête d'une place libre. Il s'avence, puis s'assoit au comptoir a quelques centimètre de moi. Son regard croise le mien. Gênée, je détourne mon regard de l'inconnu. Il commende un verre de Jack Daniels. Sa voix semble n'être qu'un froid murmure. Il sort de sa poche un paquet de Winston, duquel il ne tarde de tiré une longue cigarette d'un blanc presque gris, qu'il place entre ses lèvres gercé. Il se tourne vers moi, me demande du feu. Je lui tends mon briquet d'un geste maladroit, il me remercie .Plusieurs dizaines de minutes passèrent ainsi dans le silence le plus complet. Il m'observe. Je le devine dévisagent les courbes de mon corps . Je me retourne brusquement vers lui, il me sourit. Plusieurs minutes semblent s'être écoulés lorsqu'enfin je me décide a coupé ce silence pesant.

-On baise ?
-Ok.

Il se fraie un chemin parmi ses corps inconnus, ses doigts entremêlés aux miens, l'air grave. Il se retourne, passe sa main dans mes cheveux, tente un léger sourire, puis m'entraîne la vers la cabine ouverte. Les murs sont étroits, sombres, abîmés, parsemé de divers graffitis. Il me dévisage, sors de sa poche une petite boite aux couleurs éclatantes, en retire un préservatif que je ne tarde a lui dérober.
« Je préfère m'en occuper. ».
De ses lèvres, il me frôle la nuque. Un frisson de plaisir me parcoure le corps. Je le sens, enflammé de désire, son souffle chaud, sa respiration presque haletante ... Lui, dont j'ignore le nom. Voyageur inconnu en terre du plaisir. Ses mains me découvrent, le parfum de son âme m'enivre. Un sentiment d'allégresse. Je me sens en vie, ne faisant plus qu'un avec cet être passager.
Nous nous sommes alors rhabillé, sortis de la cabine, puis échanger un dernier baisé en guise d'adieu. Le voila partit. Cet homme qui a sus apporter un peu de lumière dans les ténèbres de mon existence le temps d'un voyage charnel. Je me passe de l'eau sur le visage. Près de moi, un bout de papier. Mon inconnu a dut l'avoir fait tombé. Intriguée, je ramasse la feuille. Oiseaux, roses rouges, une écriture penché, des couleurs pales, surement un document traitant d'une festivité quelconque. De ma main gauche, je fouille dans mon sac à main en quête d'une pair de lunette perdu entre quelques rouges a lèvres, clé, mouchoirs ... Je dépose avec soin l'objet convoité sur l'arrête de mon nez . Peu à peu, des lettres se dessinent ...


« Monsieur Amiel Harroch et Mademoiselle Estelle Cassart
ont la joie de vous faire-part de leur mariage qui sera célébré
le samedi 26 janvier 2007, à 20 heure, au Palace d'Anfa, Casablanca. »

La feuille me tombe des mains. Mon cœur semble s'être avoir cessé de battre. Serais-ce possible ? Un vœu de dieu, ou même du diable. Hasard, ou coup de chance ... Le temps s'arrête. Il fait chaud. Ma tète tourne. Mes lunettes tombent. Un éclat de verre. Tourbillon infernal... Amiel.

Vos commentaires

1 Le Jeudi 28 Fevrier 2008 à 21:56 GMT+2, par val'

la suite, la suite... :)
j'aime le suspence que tu exprime dans tes ecrits, on ve absolument savoir la suite. c'est beau j'aime enormement. vivement la suite :d:d:d:d:d:d. bonne continuation. (l)

2 Le Jeudi 28 Fevrier 2008 à 23:13 GMT+2, par Bidule

gnnnnnnnnn j'aime bien les réferences à genre Hotel California, Montpellier et la FEMIS,.. :D
Breeeeeeeeeef comme dit Valounette ( O.o ) la suiiiiiiiite x)
Bioux (L)

3 Le Samedi 1 Mars 2008 à 14:35 GMT+2, par Tsuika

Trop de phrases longues, j'ai mal à la tête... xD Mais c'est c'est pas mal, continue comme ça.

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